Maldives #7

Finalement, le plus dur dans ce voyage a été de dire au revoir. Dire au revoir aux gens qu’on a rencontré là bas, laisser derrière nous toute cette générosité, cette gentillesse et cet altruisme. Dire au revoir au soleil, à l’île tout simplement. On a refait le tour de l’île une dernière fois, enfilé une dernière fois nos masques et nos palmes. On a regardé les poissons bariolés une dernière fois. On a remplis, en bons touristes, des bouteilles de sable pour faire nos petits souvenir une fois rentrés en France.

On a fait une dernière fois le tour de l’île à vélo, on s’est assis sur le ponton, les pieds dans le vide, au dessus d’une infime partie de l’océan Indien pour contempler tout ce qu’on pouvait. On a ancrés tous ces souvenirs dans nos mémoires, du mieux qu’on pouvait. Puis, on a fermé la porte du bungalow, une dernière fois. On a trainé à nouveau nos valises obèses dans le sable blanc, non sans peine. On les a chargées dans le taxi-boat, puis on reprit l’air-taxi. On a vu une dernière fois les atolls, qui s’éloignaient de nous, sans qu’on ne puisse rien faire. On espérait tellement ne jamais repartir…

Puis on est arrivés à Malé. On a fait le chemin inverse, l’enthousiasme et la coupe de cheveux en moins, évidemment.
On tirait tous une tête de six pieds de long, on avait tellement pas envie de rentrer… Et finalement, il semble que quelqu’un nous ait exaucés: on a raté l’avion. Évidemment, en ratant cet avion là, on ratait aussi la correspondance. Et bien sûr, tous les autres vols étaient complets pour la semaine. Nous avons donc passé 2 jours à l’aéroport de Malé, avec cette coupe de cheveux qui avait refait surface, comme pour me dire « hey, t’as pas assez le seum, faut aussi que tu ressemble à rien! ». Et là, j’peux vous dire qu’on avait vraiment, VRAIMENT, envie de rentrer en France. Et puis, un miracle s’est produit, on a trouvé un vol: la fin d’une épopée.

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La fleur la plus chelou qu’il m’est été donné de voir

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Robe: Asos – Chaussures: Havaianas – BO: Asos – Lunettes: Asos

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Maldives #6

Pour clôturer la visite de l’île, on a décidé de visiter la bananeraie. Ca rajoute un peu de vert dans tout ce bleu.
C’est un peu comme les poumons de l’île. Les bananiers font de l’ombre, gardent au frais, et puis, SURPRISE, ca fait des bananes! Bonnes en plus! à déguster directement. Et ça, ça fait plaisir, en plus elles sont tellement mignonnes dans leur toute petite peau de bébé banane. Bref, y’a pas que moi qu’elles rendent GAGA, les chauves souris aussi adorent ça! Et croyez moi, celles là, elles font bien la taille d’une grosse mouette.

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Maldives #5

Après une bonne nuit de sommeil et un réveil marqué par des arômes poissonneuses. On a enfilé nos shorts de compet, nos tongs et puis on est grimpés sur nos fidèles destriers (minis vélos), déjà armés de nos palmes et autres tubas. L’envie du jour: faire le tour de l’île (de jour cette fois ci). On voulait la découvrir, la connaître comme si on y avait toujours vécu, repérés les endroits les plus sympas, les plus isolés, pourtant on savait parfaitement que l’île était minuscule. En 10 minutes on en avait fait le tour, c’est dire.

La chaleur qui me filait un air de parenté avec les enfants de la famille Adams était devenue ma meilleure amie, grâce à elle j’avais plus de soucis de chaussures, de cheveux à sécher/lisser/friser. J’avais une sale tronche, un point c’est tout, et puis finalement les cheveux d’une tissmé au soleil, ça s’habitue plutôt bien. Du coup, j’ai lâché l’affaire avec cette histoire de cheveux vous l’aurez compris hein. On flânait, cheveux au vent (on en revient toujours aux cheveux c’est fou), sur nos petits vélos, on s’arrêtait où on voulait, les pieds dans le sable, dans l’eau, au chaud, au soleil, à l’ombre…

J’avais envie de rester là toute ma vie, à contempler le paysage. Je ne voulais pas en perdre une miette, je voulais graver ces images pour toujours dans ma mémoire. Je ne voulais pas oublier ce moment qui allait forcément se terminer.

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Maldives #4

Après une première journée chargée en émotions et une sieste improbable, on décide de faire le tour de l’île. Le grand kiffe. En soirée là bas, ce sont les raies grises et les requins de récifs (ouuuuh grand frisson). En fait, ils proposent simplement aux non-initiés (comme moi quoi) de nourrir les raies et puis simplement pour le plaisir des yeux regarder les autochtones nourrir les requins (oui parce que je suis pas sûre que tendre la main avec du poisson frais au bout pour nourrir un requin, peu importe sa taille, soit une grande idée). Bref, on a profité, donc, de la première nuit pour apprécier tout ça et commencer en douceur.

Les raies:

C’est un animal stupide. En fait non, je pense qu’elles sont assez intelligentes pour s’être rendues compte que nous autres touristes les nourrissions tous les soirs à la même heure, et donc ces dames reviennent chaque jour, très ponctuelles soit dit en passant, nager près de nos petits pieds.  C’est mignon tout plein, quand elles nagent elles ressemblent à des oiseaux, mais dans l’eau (sans blague). De grands mouvements d’ailes, puis elles s’approchent jusqu’à nous caresser les pieds avec justement. C’est tout rugueux sur le dessus, et bizarrement extrêmement doux sur le dessous. Même principe que les UGGS en fait (comparaison de modasse encore, je sais je sais). Elles nous regardent avec leurs grands yeux (presque humains) en nous implorant, à chaque fois que je les voyais je pensais « hé grande gigue, file moi du poisson ou ce sont tes pieds en forme de boudins que je vais gober ». Gober, c’est le mot. Quand on leur tendait le poisson, elles se mettaient en surface, le plus possible, pour pouvoir l’attraper avec leur grosse bouche en faisant un bruit de pneu crevé et en éclaboussant un maximum de monde au passage. Le plus drôle au moment ou je me suis rendue compte que je sentais à la fois le poisson mort, la raie (et ça pègue ces bêtes là), l’iode et l’algue séchée, c’est que mes cheveux (qui avaient déjà pris cher la journée) étaient d’un coté juste humides, et donc gonflés, puis trempés de l’autre. J’ressemblais à Cruella quoi. Et bien sûr, les autochtones riaient (mes cheveux? les odeurs? les deux?). Mais j’m’en foutais, j’étais au bout du monde, je réalisais mon rêve.

Les requins:

Animal encore plus débile que la raie. En plus, il parait qu’ils y voient un beignet. Bref, eux, il suffisait de leur balancer le poisson pour les voir se jeter dessus par dizaines. C’était drôle, on se serait cru dans le 200 aux heures de pointe, nageoires en plus (les odeurs de poissons sont pourtant bien présentes dans les deux cas). Le plus bizarre c’est que ça nous a plus apaisés que frustrés ou angoissés pour les baignades à venir. On avait même envie d’en croiser un sur le récif pendant les sessions snorkelling.

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Maldives #3

Finalement dégoulinante, démaquillée, déshydratée et affamée, je me jette une nouvelle fois sur cette valise obèse qui défile sur le tapis roulant comme pour me dire « hé ho, c’est pas finit, il va falloir trouver un moyen de me rouler dans le sable ». Et bien sûr toutes ces hallucinations de valise bavarde ont finit par me monter au cerveau. Parce que c’était bien vrai. Comment j’allais trainer cette foutue valise de 15 tonnes dans le sable?

Peu importe, plus le temps de réfléchir, nous sommes tous sortis de l’air taxi, nous avons tous récupérés nos bagages. La prochaine étape (car il y en a encore une) c’est le minibus jusqu’à la marina pour prendre le taxi-boat. Première approche avec les autochtones, des gens plutôt sympas (tant qu’ils nous amènent à bon port, pour le moment, on s’en fou à vrai dire). A ce moment là, on se rend compte malgré notre sale gueule et nos lamentations incessantes qu’on y est. Il nous reste seulement 10 minutes de bateau à moteur avant d’arriver sur l’île. Malgré une chaleur pesante, on sent cette douce brise qui nous caresse le visage et qui fait tourbillonner nos cheveux (toujours aussi crades d’ailleurs), cette eau limpide qui s’étend à perte de vue, ces tout petits palmiers qui semblent flotter sur l’océan au loin, même les gros poissons plein de couleurs semblent heureux de nous accueillir au paradis.

On arrive enfin sur l’île: Sun Island. Elle porte bien son nom. Fidèle aux cartes postales. Eau bleu turquoise, sable blanc, pool bar et dive center. J’ai juste l’impression de rêver, j’ai aussi envie de sauter dans l’eau, envie de crier, de pleurer, de rire, d’embrasser le bateau, le capitaine et tous les touristes qui nous accompagnent. J’ai envie de hurler de bonheur, j’en oublie presque de respirer. J’ai pris la claque de ma vie. J’en ai même oublié tout ce que j’ai enduré pour arriver ici. J’ai oublié d’où je viens. En fait j’ai oublié presque tout ce que je savais à cet instant.
Il n’y avait pas assez de place pour ce qui s’offrait à mes yeux et ce qu’il y avait dans ma tête. Mais bon, une dernière entrave à la baignade s’impose: trouver notre bungalow et traîner ma valise jusqu’à l’autre bout de l’île. Heureusement, les maldiviens (adorables, adorables, adoraaaaaaaaaaables), nous accompagnent, on peut enfin poser nos valises et profiter de nos vacances.

Après d’innombrables portes d’embarquement et un tampon, on entre dans le vif du sujet. Le paradis est bien à 12h d’avion de Nice. J’vous assure.

 

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Maldives #2

Après avoir passé 12h longues heures entre Duty Free et plateau repas moisis. J’ai finis par mettre un pied à terre. La tête déconfite, un gros pull, un jean, des bottines et puis un aéroport à 35°, sans clim, autant vous dire que j’avais l’air d’une modasse pas vraiment à sa place. Ca annonçait les hostilités. La jungle, l’humidité contre mes cheveux de tissmé férocement lissés. Autant vous dire que j’ai déposé les armes en 10 secondes chrono. Et pour celles qui se posent la question, oui. Oui, j’ai bien finis frisée comme un poney. J’ai eu chaud, j’en ai eu marre, j’étais épuisée, j’en avais déjà plein le dos de parler anglais à des hôtesses qui me demandaient sans cesse « do you want some coffee or tea? » avec une insistance plutôt intimidante (ouais ouais je sais, je me laisse facilement intimider par les hôtesses).

Je me suis donc présentée avec ma tête de touriste mal préparée au bureau de l’agent de douane qui m’a dit sur un ton dont je ne sais toujours pas si c’était de l’ironie ou du sarcasme: « Oh god, is it you? Are you a terrorist? ». Ben forcément mon bonhomme, quand je suis bien coiffée j’ai moins la tête d’une folle évadée. J’ai esquissé un sourire et il a finit par me le tamponner ce fichu passeport!

Et donc me voilà officiellement sur le territoire Maldivien!
Ouais mon p’tit pote, les MALDIVES!

Ni une ni deux, je récupère ma grosse valise, dégueulassement importable, surchargée et ornée du traditionnel ruban orange pour la reconnaitre parmi tant d’autres. Je repasse au scanner, bien sûr je bip. Une jeune femme me fouille (histoire de retarder encore un peu plus l’heure de la baignade), puis je tombe à nouveau face à un agent derrière son bureau. Encore!? me direz-vous. Eh bien oui, quand on atterrit à Malé, on ne débarque pas avec ses bagages en levant le bras pour faire signe au taxi, on prend encore un avion, très originalement nommé le air taxi. Et là, l’heure de l’arrivée tant attendue se rapproche davantage. La hâte, l’excitation, l’émerveillement surtout. On décolle de l’aéroport de Malé (un tout petit bout de terre qui flotte au beau milieu de l’océan indien). Et là, on s’aperçoit à quel point la nature a bien fait les choses. Atoll après atoll, on prend tout ce que ce moment nous offre, on se gave de ce paradis bleu et sablonneux qui défile sous nos yeux. On se rend compte que le paradis est aussi sur Terre et que tous les mythes du fameux tunnel de lumière blanche est en réalité la lumière aveuglante d’un soleil qui brille toujours plus fort quand on se trouve dans l’hémisphère sud.

 

Copyright: Villa Air Maldives

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